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Informations médicales (peut-être) utiles

Jeudi 1 janvier 2009
   Cela fait quelques temps déjà que j'ai appris ce qu'était un projet de naissance, et j'en ai vu pas mal sur internet. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en lire en "vrai".
Ma première réaction a été de me dire que c'était super comme idée. Après, tout, on se plaint toujours de ces femmes inactives pendant le travail, attendant que nous fassions quoique ce soit, attendant que nous les accouchions.
Je me suis dit auss que ça permettrait peut-être à l'ensembe des soignants de se remetrte en cause, et d'améliorer nos pratiques.

Mais j'ai bien constaté 2 anomalies principales :
- la réaction des sages-femmes/médecins
- la rédaction des projets.

   Je comprend l'envie et le besoin de rédiger un tel projet. Avec tout ce qu'on lit/entend, on ne sait pas sur qui on va tomber et si on sera respectée. Le projet permet de remettre le sujet à sa place : c'est la femme qui accouche. Après reste la question de l'information. Où trouver une information honnête et complète? Que pouvons-nous entendre, que devons-nous savoir? A mon avis, rien n'est parfait. Un médecin qui décide une césarienne et qui explique les raisons à sa patiente, le fera sans doute de bonne foi...mais de manière orientée puisque qu'il est persuadé de faire au plus juste. L'inverse est aussi vrai quand on se renseigne sur internet et que ça donne l'mpression d'être anti-médicalisation.
Où est le juste milieu? Est-il le même pour chacune d'entre nous?

   Quand à mes collègues qui se sentent destabiliées, voire agressées par ces projets ont peut-être pas tout à fait tort. Après tout, on leur a appris à faire d'une manière, à penser d'une manière. Pas toujours facile de faire à l'inverse de toute l'équipe, ou de dire au médecin "mais laissez cette femme crier, si elle vous dit qu'elle a mal, elle a raison !" . Et puis quand on essaie de faire au mieux et qu'on s'entend dire que ce qu'on fait va pas du tout, que la patiente arrive avec un projet qui dicte comment travailler (et pour un peu avec une doula qui vous prend un peu de votre travail...HOoo ), comment ne pas se sentir rejetée ? Sans compter que j'ai parfois vu des tournures de phrases très maladroites...!
Ce n'est pas encore assez rentré dans la coutume, il faut continuer (j'ai parfois entendu des choses de collègues d'ici ou d'ailleurs qui me font hérisser le poil...)

J'aimerais que les 2 parties s'entendent et se comprennent. Et je suis sûre que si le projet de naissance avait une valeur légale reconnue, ça irait beaucoup mieux.

Alors je vais reprendre des extraits de projets de naissance piochés sur internet et tenter de faire tampon.

Mon but n'étant pas de juger vos projets mais de vous montrer les erreurs/oublis/maladresses qui pourrait vous donner un NON catégorique, putôt qu'un "on va en discuter".

Le mieux reste toujours le dialogue
Par Llythie
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Jeudi 1 janvier 2009

Merci d’autoriser le père, qui souhaite m’accompagner, à être présent, SANS QUE PERSONNE NE L’INVITE A SORTIR, à aucun moment ni pour aucune raison, quelque soit la façon dont se déroule l’accouchement, MEME EN CAS DE CESARIENNE.

Si toutefois mon état de santé ne me permettait pas d’accueillir notre bébé, nous désirons que cela soit son père qui entre le premier en contact avec lui.


--> parfois le père peut avoir besoin de sortir....pour lui-même et l'inviter pour une raison x ou y peut lui laisser qqes moments pour souffler. Libre à lui d'accepter ou de refuser.
Pour la présence lors de la césarienne, il faut en discuter avec le chef de service et le surveillant du bloc opératoire, voire du directeur de l'hopital. Il y a des règles qui sont les mêmes pour tout le monde. Les règles ne sont pas toujours bien écrites c'est vrai et c'est pourquoi il faut rencontrer ceux qui prennent ces décisions. Sans compter que toutes les structures n'offrent pas les mêmes "services", n'ont pas les mêmes locaux ni les mêmes protocoles.
Et si le père commet une "bourde" en salle d'op, en assumerez-vous l 'entière responsabilité?


Lors de celle-ci, je souhaite que le champ opératoire soit baissé à la fin de l’intervention, pour que nous puissions accueillir notre bébé dans des conditions semblables à celles d‘un accouchement par voie basse.

--> C'est à dire? l'attrapper avec vos mains? ça me semble difficile à faire vu la position et la stérilité des gants du médecins. L'accueillir en peau à peau? alors pas besoin de baisser le champ.


Nous souhaitons que son frère/sa soeur puisse intégrer la salle d’accouchement au moment où cela nous semblera opportun, sachant qu’une personne sera disponible pour lui ou elle.


--> C'est pareil, à discuter. Les enfants peuvent-ils vraiment voir une salle d'accouchement? Quand on sait que la plupart des machines/tuyauteries en tout genre impressionnent certains adultes?


Je serais heureuse de recevoir les conseils d’une sage femme.

--> la phrase qui me fait bondir à tous les coups. Parce que 2 choses :
ou la sage-femme est de nature a donner des conseils et elle le fera naturellelement
ou c'est l'inverse et je ne vois pas comment elle se forcerait. Quel genre de conseils? Parce qu'une femme qui demande un accouchement nature donne l'impression de savoir déjà pas mal de choses alors que rajouter quand on est pas sensibilisé(e) ?
Au mieux ça fait sourire, au pire ça vexe. A mon sens, c'est donc une phrase inutile.
Par Llythie
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Vendredi 2 janvier 2009
Je tiens à repréciser que je ne juge pas vos désirs, je ne dis pas ce que vous devez demander mais je vous explique pourquoi la tournure de phrase ne va pas toujours.
D'ailleurs, je vous conseille de marquer sur un papier vos idées directement sur ce que vous désirez ou pas, mais pas en recopiant directement tel ou tel projet. Vous avez le droit de ne pas avoir les mêmes idées que la voisine. Par exemple moi je n'aurais pas aimé qu'on aspire mon bébé à la naissance mais je n'avais rien contre les vitamines et les gouttes dans les yeux.

Je désire le moins d’examens internes possible, je refuse d’être sondée ou rasée.
(..)

Je souhaite que l’accoucheur soit le moins interventionniste possible.

--> Il me semble que la plupart du temps, on vous répondra qu'on ne fait pas tel ou tel acte pour le plaisir mais parce qu'il y en a besoin. Alors quand vous dites "le moins possible", ça peut faire réfléchir certains mais pas sûr.
Juste pour revenir sur le fait d'être sondée. Je pense que la maman envisageait dans le cas de l'accouchement physio sans péri (car parfois/souvent.toujours on est obligée de vider la vessie avec une péri), sans césarienne (ou une sonde est posée pour plusieurs heures). Mais qqun d'hargneux en face pourra vous le pointer du doigt.

Je souhaite éviter l’épisiotomie par tous les moyens,
J'aimerais que l'épisiotomie soit évitée.  Je préfère risquer une déchirure légère. (autre version)

--> quels moyens ? Et justement, l'épisio n'est pas là pour éviter une déchirure légère mais grave, c'est-à-dire avec rupture partielle ou complète du sphincter anal. Elle est aussi faite pour abréger une expulsion en cas de souffrance foetale. Après, on y croit ou pas.
A mon avis, ou vous la refusez catégoriquement, en précisant que vous prenez le risque d'un périnée complet, mais en vous laissant choisir le position/pousser en expirant/ou quelconque autre moyen à votre convenance,
ou vous faites confiance à l'équipe pour la réaliser si nécessaire.

Nous refusons les soins intrusifs (sondes, injections, gouttes…) dans la mesure où tout va bien.

--> Je titille mais que veulent dire les 3 petits points? Ce que vous considérez comme intrusif ne l'est ptet pas pour l'équipe? Le bain? les vitamines? Acceptez-vous alors le risque de : ne pas détecter une atrésie de l'oesophage, de "risquer" une infection occulaire pouvant conduire à la cécité (même si c'est exceptionnel), etc...
A mon avis, il est très important que vous montriez que vous êtes informées sur le pourquoi de chaque geste et que refuser un geste ne vous conduira pas à le regretter en disant "mais le médecin/la sage-femme ne m'avait pas expliqué tout ça, sinon je l'aurais fait". Par exemple le "dans la mesure où tout va bien"--> comment savoir si vous êtes porteuse de gonoccoque et que ça va atteindre l'oeil de votre enfant ? L'équipe ne peut pas le savoir. Donc c'est vous qui choisissez mais en connaissance de cause.

Nous désirons quitter la maternité quelques heures après l’accouchement : nous vous serons reconnaissant de nous donner des informations écrites s’il y a lieu

--> Plusieurs cas de figure :
- l'équipe est à l'aise avec votre sortie et vous donnera les conseils habituels (pas forcément écrits, sauf les ordonnances de sortie (avec ou sans décharge).
- l'équipe n'est pas d'accord et vous fera signer une décharge (ou pas) mais si après vous avez des soucis à la maison, vous vous débrouillez. Je ne dis pas qui a raison ou tort mais dans certains cas (pour l'avoir rencontré avec certaines patho pendant la grossesse), ça parait logique.
Par Llythie
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Jeudi 14 mai 2009
Le week-end dernier, j'apprenais qu'une de mes collègues avait déclenché une dame grâce à la sophrologie.
Je me suis dit "wahouu, incroyable". Et du coup j'avais plein de questions.
Et comme j'ai l'âme généreuse, je partage mes infos...;)
Voici donc ce qu'elle m'a écrit suite à mes questions :

"Le déclenchement sophro peut se faire dans tous les cas : faux travail à répétition par exemple car ça lève des verrous; pour un déclenchement classique sur dépassement de terme ou patho non urgente; pour les RPM; sur les utérus cicatriciel si on on ne  peut les déclencher autrement...Il n'y a pas de contre-indication si on respecte le temps de pause de 10 minutes avant de refaire l'exercice.
La femme peut avoir fait ou non une préparation sophrologique à l'accouchement, il suffit parfois d'avoir fait une rapide initiation avec elle avant si elle est perméable à la sophro (celà étant dit la grossesse favorise la sophronisation...).
C'est un exercice qui se fait sur 15-20 minutes et on peut le répéter une fois au bout de 10 minutes de pause, mais ça peut marcher du premier coup si on s'en sert pour régulariser les CU par exemple. Les CU régulières et efficaces s'installent dans les minutes qui suivent l'exercice qui se base entre autre sur la respiration, la posture et des notions de physiologie.
une fois les contractions lancées, la femmes peut pratiquer la posture du bouddah pour gérer au mieux les contraction et pour favoriser le relâchement utérin entre les CU et le relâchement musculaire global qui favorise le travail.
Une fois le signal de contractilité relayé par le cerveau, même si la femme ne parvient plus à gérer les CU en sophro, elle peut être prise en charge de façon classique une fois le travail lancé, cela n'arrêtera pas le travail.
Les femmes n'étant pas toutes réceptives à la sophro ( les sceptiques, les grandes stressées...), cette méthodes de déclenchement ne peut pas convenir à toutes... mais ça vaut le coup d'essayer car il y en a pour qui ça marche ( sur 4 déclenchements tentés en sophro, 3 réussites...). Et le plus beau là dedans c'est qu'on peut faire bien des choses grace à la sophro.

mais tu peux pas conseiller aux femmes de demander ce type de déclenchement pour remplacer un déclenchement médicamenteux car ça se décide au cas par cas , le moment venu. Et en plus toutes les sages-femmes meme formées en sophro ne le font pas car ça demande au minimum une heure de présence permanente auprès de la femme, ce  qui n'est pas toujours possible en pratique."

Par Llythie
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