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Lundi 4 mai 2009
        A l'entrée à l'école de sage-femme, je ne connaissais rien de l'obstétrique, rien des sages-femmes, rien de l'hôpital, rien de la naissance.
Comme beaucoup de femmes, l'accouchement était pour moi un passage douloureux à ne subir qu'avec une péridurale.
Alors les 2 premières années, on apprend (ou on essaie) ce qu'on nous enseigne. On répète ce qu'on a entendu en cours ou en stage, sans trop connaître les tenants et les aboutissants.
Et puis on entend le discours d'autres. Il y a comme un décalage. On ne comprend pas trop pourquoi elles veulent faire ou penser différemment.
On cherche à comprendre et si on a la chance, on fini par comprendre.

       Je me suis donc intéressée à la naissance naturelle, physiologique, non-médicalisée. J'avais envie de bébé moi aussi et je voulais stt vivre ça le plus naturellement possible. j'ai beaucoup lu de récits de naissances à domicile -toujours passionants- et qqes récits à l'hôpital -souvent les mêmes-.
Mais notre enfant se faisait attendre. Et je voulais donner aux femmes ce que je ne pouvais avoir et ce que je pensais être le mieux. Les pousser jusqu'aux bouts de leurs limites pour qu'elles soient fières d'elles, pour que jamais elles n'aient de regret. Je voulais leur donner le meilleur d'elles-mêmes et donc je prenais beaucoup sur moi, je prenais des risques ?
Si on respectait la nature, ça ne pouvait qu'aller. S'il y avait un problème, c'est qu'on s'était trompé qqe part, qu'on n'avait pas respecté les conditions primaires.
C'est aussi pour ça que la naissance de ce petit ange m'a tant choquée : une naissance non médicalisée, sans aucune intrusion, un couple en harmonie, une femme dans sa bulle....mais pas d'enfant à voir grandir.
J'ai continué non sans mal.

       Et puis j'ai eu ma fille, avec la naissance dont je rêvais. L'accouchement le plus merveilleux qui soit.
Je suis revenue travailler.
Et j'ai beaucoup réfléchi sur ma pratique.
Aujourd'hui, je suis plus pondérée. Je ne veux pas me battre pour chaque patiente. J'ai envie de dire "à chacune son combat". C'est dommage de vivre avec des regrets mais je ne veux plus prendre des risques pour leur futur qui ne sera pas le mien. Je pense qu'il faut donner l'information en amont.
Si une patiente veut un accouchement naturel, je lui donnerais le meilleur de moi-même et je l'aiderai au mieux. Si une patiente veut d'emblée une péridurale je lui demanderai avant chaque pose si elle ne veut pas continuer encore le chemin sans. Mais je n'insisterai plus forcément, je ne ferais pas forcément tarder les choses au maximum.
Si un rythme présente une bradycardie, je ne m'opposerai pas forcément à la conduite à tenir du médecin.
Je vois encore beaucoup de femmes avoir une césarienne programmée pour "rien" à mon sens, mais si elles ne se sont pas battues avant, que puis-je y faire à part demander pourquoi au gynéco?

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que cette phrase qui m'a servi de fil conducteur résonne encore en moi "la nature fait bien les choses...faisons lui confiance"
Oui mais il existe aussi des "erreurs de la nature" et surtout une certaine "sélection naturelle" devenue pas si naturelle que ça dans notre société de nos jours.

Alors je continue de chercher et de proposer le naturel aux femmes qui savent que la nature réserve parfois des surprises....
Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs - Communauté : En attendant bébé
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Mercredi 11 mars 2009
On la déclenche pour terme dépassé. C'est un deuxième enfant qu'elle attend.
Le travail se fait plutôt vite. Elle perd les eaux à 5cm et ça s'accélère un peu. Elle me parle de péridurale, puis de se mettre debout car elle n'est pas bien dans cette position sur le lit.
Je l'aide donc à se mettre debout sur le lit, dont on ajuste la hauteur, pour qu'elle puisse se pencher dessus.
Le bébé descend et commence à pousser.

On parle toujours de l'importance de sa prorpre mère quand on devient soi-même mère. D'ailleurs pour la naissance, une représentation de la figure maternelle semble souhaitable. Elle rassure, accompagne, protège, transmet.

Elle a bien mal et elle me dit alors qu'elle aimerait appeler sa mère. Je pense un instant qu'elle risque d'inquiéter sa mère, que c'est la première fois qu'on me demande ça, que je pourrais lui répondre d'accoucher d'abord et qu'ensuite on l'appellera.
"Oui bien sûr, donnez moi son numéro."
Elle lui a parlé un peu, elle a pleuré un peu. Elle ne parlait pas français, je ne sais pas ce qui s'est dit mais ça m'a émue. Elle avait besoin de sa maman à ce moment précis, juste avant de donner naissance encore une fois.

Derrière ça a été vite, elle est remontée sur le lit quand ses jambes ne tenaient plus tellement. Elle n'a pas voulu rester autrement que demi assise, tournée de 3/4. Elle voulait qu'on appuie sur son ventre avec elle, qu'on lui tienne le genou de telle façon et pas d'une autre. Elle a poussé.
Le tête est restée longtemps, longtemps sur le périnée quasi à moitié sortie. On parlait même de couper.

3 heures après le début du déclenchement, sa fille est née, toute calme, de grands yeux ouverts sur sa mère.

Je suis sûre que ça aurait pu se passer autrement. On aurait presque pu poser une péri, on aurait pu couper pour accélérer la sortie, elle aurait pu être installée sur les étriers.
Mais la façon dont ça s'est passé, m'a touché.
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot - Communauté : En attendant bébé
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Dimanche 8 mars 2009
C'est drôle au début, je voulais écrire pour dire qu'enceinte, on avait tendance à perdre quelques neurones.
Un peu comme la fois où mon portable sonnait car la batterie était vide. Nous étions couchées et comme cela faisait du bruit, je me suis relevée. Je l'ai trouvé et l'ai enfoui sous une tonne d'affaires pour diminuer ce bruit.
Ensuite je me suis recouchée. Et mon amie me demande ce que j'ai fait. Je lui explique. "Mais pourquoi tu l'as pas carrément éteint ?" "aaaaah ouiiii, c'est pas bête...!!"

Mais je me souvenais plus d'autres anecdotes (d'ailleurs si vous en avez, partageons!! :) ).
Et récemment, une collègue m'annonce qu'elle est enceinte. Félicitations ! Elle est à un peu moins de 8 SA. Je lui demande par qui elle va se faire suivre, si elle va faire les échos, etc...
"ah oui, c'est vrai que je dois voir qqun pour la déclaration. Et je la fais où mon écho? tu crois que Mme C. (échographiste!!) fait celles des 12 SA?" Elle découvrait la grossesse sous un autre angle, j'aurais envie de dire avec des yeux tout innocents. ça m'a fait sourire et son émerveillement faisait plaisir à voir...
Par Llythie - Publié dans : Etre sage-femme, c'est aussi... - Communauté : En attendant bébé
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Mardi 3 mars 2009
Une primipare arrive en travail. La tête est très basse donc la dilatation est rapide.
Et quand un travail avance vite, on s'attend vite à l'expulsion. Elle a vite envie de pousser (vu comment la tête était positionnée, je me demande comment elle n'avait pas envie avant). Je la laisse faire mais rien ne vient. Je lui suggère donc d'essayer de changer de positon puis de laisser descendre encore un peu. Mais c'est impossible pour elle.
Alors elle pousse. Au bout d'un moment, le rythme cardiaque décélère à chaque contraction et récupère bien. On continue.
Et puis le rythme commence à mettre plus de temps pour récupérer, à descendre plus bas que la limite que je m'étais fixée.
La tête n'avançait quasi plus et j'ai donc appelé le gynéco de garde.
Celui-ci arrive et s'extasie de trouver une tête si basse. il parle de ventouse, puis d'épisio. J'ai un doute sur la présentation donc on vérifie à l'écho.: le bébé est tourné en OS (regarde vers le ventre de sa mère)
Il me dit qu'avec une épisio, ça va passer, pas besoin de ventouse. Je lui dis que je ne suis pas d'accord, le périnée est trop épais, la tête n'est pas encore là, la poussée pas assez forte. Bref je pense plutôt à une ventouse.
Il dit que s'il fait une ventouse, il fera une épisio donc autant commencer par là.
Et comme à la base, je l'ai appelé pour un rythme, j'ai fini par faire l'épisio car on n'avait pas le temps de discuter des heures !
Le périnée est épais, je donne 2 coups de ciseaux.
La poussée de la maman n'est pas suffisante, il faut donc faire la ventouse....
Sauf que introduire une ventouse à une maman qui vient d'avoir une épisio et qui n'a pas de péri, ben...ça fait très mal !
Il fini par poser la ventouse (tant bien que mal) et le bébé sort...en OP (dans l'autre sens). Il pleure, il va bien, j'aimerais le laisser sur le ventre de sa mère mais il faut me dépêcher "il faut l'emmener".
Sur le coup, je ne comprends pas pourquoi il faut l'emmener aussi vite.
J'ai compris après que la ventouse était du coup mal placée et qu'il voulait vérifier que tout allait bien au niveau du crâne. Heureusement oui.

Je n'ai pas du tout aimé cette fin, elle m'a laissé un goût amer. L'auxiliaire aussi en était toute retournée. Le titre de cet article tourne dans ma tête depuis, en repensant à cet accouchement.

Evidemment je suis retournée voir la maman qqes temps après mais je me suis promis de ne plus me laisser faire si cette situation se représente !

Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot - Communauté : En attendant bébé
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Dimanche 18 janvier 2009
Je viens de retomber sur un magazine reçu récemment (envoyé par l'assurance professionnelle). C'est le rapport de tous les litiges 2007.
Spécialité par spécialité, on reprend le nombre de litiges, l'explication brève du motif de la plainte.
Forcément, je vais voir l'obstétrique.
25 déclarations pour mauvais suivi de la grossesse. Près de la moitié pour des malformations non détectées, ou des plaintes pour diagnostic tardif.
Je peux comprendre le choc d'une annonce d'un handicap. Et souvent on se dit que le plus tôt on sait, le plus tôt on peut avoir recours à une IMG et moins on souffre. Est-ce vrai ?
Est-ce qu'on souffre moins lorsqu'on interrompe sa grossesse plus tôt ? Est-ce qu'on souffre moins de porter plainte contre le médecin qui a découvert tardivement (27SA) un bras en moins et une main mal formée?
Moi qui ne vit pas ces situations, je me dis que la médecine ne va rien changer au fait qu'on attend un enfant malformé. A qui la faute ?
La douleur, la peur et une multitude d'émotions sont là quand on vous annonce un diagnostic difficile. Je ne nie pas cela mais la médecine est exercée par des Hommes et l'Humain n'est pas parfait.

Il y a aussi un cas de plainte pour trisomie 21 non détectée alors que les parents avaient refusé l'amniocentèse.

Et enfin je vois 3 cas d'IVG avec poursuite de la grossesse et naissance d'un enfant normal. Donc si je comprend bien, les femmes ont porté plainte/réclamations car elles ont eu un enfant dont elles ne voulaient pas.
Comme je ne connais pas les détails, je ne peux pas juger, mais...
 Ont-elles eu leur écho post ivg? L'IVG était-elle décidée car ce n'était pas le moment d'avoir un enfant, parce que la grossesse résulte d'un viol, etc...?

On  a une obligation de moyen pas de résultat car la médecine n'est pas une science exacte.
Parfois, je me dis que les gens l'oublient.

Mais avouez que tout cela fait peur.
Alors on se protège en hypermédicalisant. Aussi parce qu'on ne connait pas le couple en face et que si on accède à leur demande mais qu'il y a un problème ensuite, qu'ils se retournent contre nous, on sait qu'on aura perdu d'avance.
1 procès par vie de sage-femme, les stats le disent...

Ca fait peur mais je suis convaincue qu'en étant le plus honnête avec les couples et avec soi-même, on peut éviter beaucoup de ces plaintes, rendant meilleur le vécu des patientes et de les conjoint(e)s.
Alors oui, je continuerai de demander l'accord d'une femme avant de l'examiner, avant de rompre, mettre du synto,
de proposer et non d'imposer un décollement des membranes, etc, etc...
Je ferai au mieux et peut-être qu'un jour je me tromperai.


Oui, peut-être qu'un jour je me tromperai. J'espère que mes patients alors seront compréhensifs car j'aurais fait de mon mieux.
Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs - Communauté : En attendant bébé
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Vendredi 2 janvier 2009
Je tiens à repréciser que je ne juge pas vos désirs, je ne dis pas ce que vous devez demander mais je vous explique pourquoi la tournure de phrase ne va pas toujours.
D'ailleurs, je vous conseille de marquer sur un papier vos idées directement sur ce que vous désirez ou pas, mais pas en recopiant directement tel ou tel projet. Vous avez le droit de ne pas avoir les mêmes idées que la voisine. Par exemple moi je n'aurais pas aimé qu'on aspire mon bébé à la naissance mais je n'avais rien contre les vitamines et les gouttes dans les yeux.

Je désire le moins d’examens internes possible, je refuse d’être sondée ou rasée.
(..)

Je souhaite que l’accoucheur soit le moins interventionniste possible.

--> Il me semble que la plupart du temps, on vous répondra qu'on ne fait pas tel ou tel acte pour le plaisir mais parce qu'il y en a besoin. Alors quand vous dites "le moins possible", ça peut faire réfléchir certains mais pas sûr.
Juste pour revenir sur le fait d'être sondée. Je pense que la maman envisageait dans le cas de l'accouchement physio sans péri (car parfois/souvent.toujours on est obligée de vider la vessie avec une péri), sans césarienne (ou une sonde est posée pour plusieurs heures). Mais qqun d'hargneux en face pourra vous le pointer du doigt.

Je souhaite éviter l’épisiotomie par tous les moyens,
J'aimerais que l'épisiotomie soit évitée.  Je préfère risquer une déchirure légère. (autre version)

--> quels moyens ? Et justement, l'épisio n'est pas là pour éviter une déchirure légère mais grave, c'est-à-dire avec rupture partielle ou complète du sphincter anal. Elle est aussi faite pour abréger une expulsion en cas de souffrance foetale. Après, on y croit ou pas.
A mon avis, ou vous la refusez catégoriquement, en précisant que vous prenez le risque d'un périnée complet, mais en vous laissant choisir le position/pousser en expirant/ou quelconque autre moyen à votre convenance,
ou vous faites confiance à l'équipe pour la réaliser si nécessaire.

Nous refusons les soins intrusifs (sondes, injections, gouttes…) dans la mesure où tout va bien.

--> Je titille mais que veulent dire les 3 petits points? Ce que vous considérez comme intrusif ne l'est ptet pas pour l'équipe? Le bain? les vitamines? Acceptez-vous alors le risque de : ne pas détecter une atrésie de l'oesophage, de "risquer" une infection occulaire pouvant conduire à la cécité (même si c'est exceptionnel), etc...
A mon avis, il est très important que vous montriez que vous êtes informées sur le pourquoi de chaque geste et que refuser un geste ne vous conduira pas à le regretter en disant "mais le médecin/la sage-femme ne m'avait pas expliqué tout ça, sinon je l'aurais fait". Par exemple le "dans la mesure où tout va bien"--> comment savoir si vous êtes porteuse de gonoccoque et que ça va atteindre l'oeil de votre enfant ? L'équipe ne peut pas le savoir. Donc c'est vous qui choisissez mais en connaissance de cause.

Nous désirons quitter la maternité quelques heures après l’accouchement : nous vous serons reconnaissant de nous donner des informations écrites s’il y a lieu

--> Plusieurs cas de figure :
- l'équipe est à l'aise avec votre sortie et vous donnera les conseils habituels (pas forcément écrits, sauf les ordonnances de sortie (avec ou sans décharge).
- l'équipe n'est pas d'accord et vous fera signer une décharge (ou pas) mais si après vous avez des soucis à la maison, vous vous débrouillez. Je ne dis pas qui a raison ou tort mais dans certains cas (pour l'avoir rencontré avec certaines patho pendant la grossesse), ça parait logique.
Par Llythie - Publié dans : Informations médicales (peut-être) utiles - Communauté : En attendant bébé
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Jeudi 1 janvier 2009

Merci d’autoriser le père, qui souhaite m’accompagner, à être présent, SANS QUE PERSONNE NE L’INVITE A SORTIR, à aucun moment ni pour aucune raison, quelque soit la façon dont se déroule l’accouchement, MEME EN CAS DE CESARIENNE.

Si toutefois mon état de santé ne me permettait pas d’accueillir notre bébé, nous désirons que cela soit son père qui entre le premier en contact avec lui.


--> parfois le père peut avoir besoin de sortir....pour lui-même et l'inviter pour une raison x ou y peut lui laisser qqes moments pour souffler. Libre à lui d'accepter ou de refuser.
Pour la présence lors de la césarienne, il faut en discuter avec le chef de service et le surveillant du bloc opératoire, voire du directeur de l'hopital. Il y a des règles qui sont les mêmes pour tout le monde. Les règles ne sont pas toujours bien écrites c'est vrai et c'est pourquoi il faut rencontrer ceux qui prennent ces décisions. Sans compter que toutes les structures n'offrent pas les mêmes "services", n'ont pas les mêmes locaux ni les mêmes protocoles.
Et si le père commet une "bourde" en salle d'op, en assumerez-vous l 'entière responsabilité?


Lors de celle-ci, je souhaite que le champ opératoire soit baissé à la fin de l’intervention, pour que nous puissions accueillir notre bébé dans des conditions semblables à celles d‘un accouchement par voie basse.

--> C'est à dire? l'attrapper avec vos mains? ça me semble difficile à faire vu la position et la stérilité des gants du médecins. L'accueillir en peau à peau? alors pas besoin de baisser le champ.


Nous souhaitons que son frère/sa soeur puisse intégrer la salle d’accouchement au moment où cela nous semblera opportun, sachant qu’une personne sera disponible pour lui ou elle.


--> C'est pareil, à discuter. Les enfants peuvent-ils vraiment voir une salle d'accouchement? Quand on sait que la plupart des machines/tuyauteries en tout genre impressionnent certains adultes?


Je serais heureuse de recevoir les conseils d’une sage femme.

--> la phrase qui me fait bondir à tous les coups. Parce que 2 choses :
ou la sage-femme est de nature a donner des conseils et elle le fera naturellelement
ou c'est l'inverse et je ne vois pas comment elle se forcerait. Quel genre de conseils? Parce qu'une femme qui demande un accouchement nature donne l'impression de savoir déjà pas mal de choses alors que rajouter quand on est pas sensibilisé(e) ?
Au mieux ça fait sourire, au pire ça vexe. A mon sens, c'est donc une phrase inutile.
Par Llythie - Publié dans : Informations médicales (peut-être) utiles - Communauté : En attendant bébé
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Jeudi 1 janvier 2009
   Cela fait quelques temps déjà que j'ai appris ce qu'était un projet de naissance, et j'en ai vu pas mal sur internet. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en lire en "vrai".
Ma première réaction a été de me dire que c'était super comme idée. Après, tout, on se plaint toujours de ces femmes inactives pendant le travail, attendant que nous fassions quoique ce soit, attendant que nous les accouchions.
Je me suis dit auss que ça permettrait peut-être à l'ensembe des soignants de se remetrte en cause, et d'améliorer nos pratiques.

Mais j'ai bien constaté 2 anomalies principales :
- la réaction des sages-femmes/médecins
- la rédaction des projets.

   Je comprend l'envie et le besoin de rédiger un tel projet. Avec tout ce qu'on lit/entend, on ne sait pas sur qui on va tomber et si on sera respectée. Le projet permet de remettre le sujet à sa place : c'est la femme qui accouche. Après reste la question de l'information. Où trouver une information honnête et complète? Que pouvons-nous entendre, que devons-nous savoir? A mon avis, rien n'est parfait. Un médecin qui décide une césarienne et qui explique les raisons à sa patiente, le fera sans doute de bonne foi...mais de manière orientée puisque qu'il est persuadé de faire au plus juste. L'inverse est aussi vrai quand on se renseigne sur internet et que ça donne l'mpression d'être anti-médicalisation.
Où est le juste milieu? Est-il le même pour chacune d'entre nous?

   Quand à mes collègues qui se sentent destabiliées, voire agressées par ces projets ont peut-être pas tout à fait tort. Après tout, on leur a appris à faire d'une manière, à penser d'une manière. Pas toujours facile de faire à l'inverse de toute l'équipe, ou de dire au médecin "mais laissez cette femme crier, si elle vous dit qu'elle a mal, elle a raison !" . Et puis quand on essaie de faire au mieux et qu'on s'entend dire que ce qu'on fait va pas du tout, que la patiente arrive avec un projet qui dicte comment travailler (et pour un peu avec une doula qui vous prend un peu de votre travail...HOoo ), comment ne pas se sentir rejetée ? Sans compter que j'ai parfois vu des tournures de phrases très maladroites...!
Ce n'est pas encore assez rentré dans la coutume, il faut continuer (j'ai parfois entendu des choses de collègues d'ici ou d'ailleurs qui me font hérisser le poil...)

J'aimerais que les 2 parties s'entendent et se comprennent. Et je suis sûre que si le projet de naissance avait une valeur légale reconnue, ça irait beaucoup mieux.

Alors je vais reprendre des extraits de projets de naissance piochés sur internet et tenter de faire tampon.

Mon but n'étant pas de juger vos projets mais de vous montrer les erreurs/oublis/maladresses qui pourrait vous donner un NON catégorique, putôt qu'un "on va en discuter".

Le mieux reste toujours le dialogue
Par Llythie - Publié dans : Informations médicales (peut-être) utiles - Communauté : En attendant bébé
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Mardi 23 décembre 2008
...entendre sa mère (père/amie/connaissance) vous demander souvent si "tu as vu des choses horribles ou difficiles?" nuancé parfois ainsi "je suppose que tu vois parfois des choses difficiles ? "
Par Llythie - Publié dans : Etre sage-femme, c'est aussi... - Communauté : En attendant bébé
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Dimanche 21 décembre 2008
...avoir droit à tous les récits de naissance des dames croisées au marché, de leurs copines, des collègues de vos parents, de gens à qui vous dites "oui je suis sage-femme" .
Par Llythie - Publié dans : Etre sage-femme, c'est aussi... - Communauté : En attendant bébé
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