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Mardi 15 juillet 2008
Une fois n'est pas coutume, un ton plus léger pour cet article, surtout que la série noire continue...

A l'hôpital, il y a une catégorie particulière de patients, dénommés "les profs" .

  La prof arrive.  Elle pose beaucoup de questions mais sait déjà beaucoup. Et comme elle a bien appris ses cours (de PPO ou via internet) elle peut même poser des questions dont on aurait jamais eu l'idée. Si on est un tantinet paranoïaque, on pourrait croire qu'elle cherche à nous coller.
  Une fois tout bien expliqué, "la" prof veillera à ce que tout soit fait comme vous avez dit. "Oui j'ai sonné car il est 20h31 et vous deviez venir à 20h30".
Ou elle attendra avant de nous appeler -et ce même si "ça" pousse- car on lui a dit ques les dernières contractions étaient rapprochées environ toutes les 2 minutes et que là ça ne fait que 2 minutes 30....
   Une fois bébé présent, la prof a toujours besoin d'être rassurée et risquera ainsi de contracter une étrange maladie qui la poussera à sonner pour chaque question qui lui viendra à l'esprit. Et on sait combien la prof aime se poser des questions...
Parfois on se dit en plaisantant qu'on devrait leur mettre des notes, ça finirait de les rassurer.
Enfin, les profs sont gentils et nous remercie en partant de notre "efficacité", de notre "professionnalisme".

Je n'ai pas tout de suite saisi cette particularité et n'arrivait donc pas à
expliquer aux profs de ma famille ce qui faisait d'eux des êtres à part à l'hôpital.

Il y  a pas longtemps, je rentre une dame, lui pose quelques questions habituelles "des contractions? depuis quand? etc..." et je ressors chercher son dossier en me disant que je n'aimerais pas trop la suivre, le contact ne me plait pas. Marchant dans le couloir, je me dis "c'est bizarre que je ne l'aime pas, en ne l'ayant vu que 3 minutes..."
Et ça fait TILT
Je viens de comprendre. J'ouvre son dossier. A la rubrique profession je lis "professeur des écoles".
Ca y est, moi aussi je sais les reconnaître.


Rassurez-vous, une collègue m'a quand même dit qu'il y avait une catégorie pire que les profs....
les soignants !
Et là c'est vraiment une autre histoire....



--> j'édite ce 02 août pour dire que ma famille (aux 3/4 profs) a bien rigolé en lisant cet article, je fais donc une généralité et en déduis que les profs ont de l'humour....:)
Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs
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Samedi 28 juin 2008
Une semaine de vacances ça fait du bien.
Surtout qu'avant de partir, ça a encore été pour nous, de nuit. Mais je n'ai pas pleuré. Et je me suis longtemps demandé pourquoi. Serais-je devenue en si peu de temps, insensible à ce point ? Non, je pense aujourd'hui que même si je me suis occupé du petit pour la réa et pour les derniers soins, je n'ai pas eu à affronter la douleur des parents, leurs questions, leur désespoir. Encore une fois, je n'ai fait "qu"'accompagner ma collègue et jen'ai pas vu ce papa tomber  à genoux devant le médecin. Je n'ai pas vu le médecin s'agenouiller à son tour pour le prendre dans ses bras.
C'est tellement triste. Mais je ne pleure pas. Et surtout je ne veux pas vous raconter pour ne pas vous faire peur.
Alors merci pour vos précédents commentaires et je suis très heureuse d'avoir pu aider certaines avec mes écrits.
Profitons de chaque jour avec nos enfants.
Et si maman veut prendre son petit qui pleure, pourquoi se priver ?
Et si maman n'est pas prête à laisser son enfant dormir seul dans la pièce à côté, qu'elle attende encore.
Profitons de la chance que nous avons de pouvoir donner de l'amour.

Ca fait un peu fleur bleue, mais c'est tellement vrai !....
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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Dimanche 8 juin 2008
2 jours qu'on la déclenche. A chaque relève, la même question "tu crois que ça va être pour moi?"
Aujourd'hui, c'est le jour semble-t'il.
J'assure à ma collègue que je vais l'aider. Déjà, les papiers sont gérés. On essaie de prévoir les côtés pratiques avant la naissance.
Le matelas bébé a été enlevé dans la salle. Je le remet pour pouvoir poser l'enfant.
Puis finalement je mets une blouse et des gants pour le recueillir moi-même car ma collègue ne pourra pa sle poser sur le ventre.
Elle pousse, je commence à réaliser. ça faisait longtemps. Dans mon souvenir, ça n'était pas si difficile à gérer.
La tête arrive, elle ne semble pas abîmée.
Voilà, maintenant.
Je prends ce petit corps, chaud, sans vie.
Je découvre, j'essuie un peu. Ouf, la vue est sauve, mais ça me remue quand même.
Des larmes de tristesse coulent dans la salle. Je fais tout pour retenir les miennes. Je n'ai qu'une hâte, sortir de cette salle pour aller me cacher pour pleurer.
Et je ne comprends pas pourquoi ça me remue autant.
Je donne l'enfant à sa mère. Elle le prend, l'embrasse, le garde dans ses bras.
Et puis, au bout d'un long moment, je vais l'habiller.
C'est délicat.

Plus tard je fais part à mes collègues de mon ressenti. Je ne comprends toujours pas pourquoi ça m'a brassé à ce point. Il parait que c'est parce que maintenant je suis maman.

Mon travail fini en salle, je rejoins le service et j'imagine déjà la douleur de cette femme , qui ne réalise pas encore dirait-on, quand on lui dira qu'il est temps de l'emmener. Pour l'instant, il est dans ses bras.

20h30, je suis contente de rentrer chez moi, je respire.

21h30 Je suis à la maison. Tout va bien.
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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Mercredi 7 mai 2008
J'ai eu deux fois le même cas à quelques semaines d'intervalle.

        Une patiente avec des contractions, une dilatation normale qui n'a pas de péri mais qui en voulait peut-être une au départ.
Le travail se fait, elle gère bien.
Et puis à un moment, vers 7-8cm, je le sens pas. Je commence à me dire que vu l'heure elle aurait du avoir accouché, même s'il n'y a pas encore 2 heures de dilatation stagnante, j'appelle le médecin pour lui dire que le bébé ne descend plus, la dilatation ne se fait plus.
Il souhaite attendre car le rythme est bon. A partir du moment où le travail se ralentit, la patiente ne peut plus gérer, elle en a marre. Je la comprends car je me dis qu'elle gère "dans le vide".
Avant d'appeler le gynéco, je lui explique que s'il demande d'attendre, on posera une péri. Elle est d'accord.
Et peu importe les réticences de l'anesthésiste, elle a sa péri.
Et comme prévu, 3h après mon premier appel, la situation est toujours la même, à peu de chose près.
Elle a donc une césarienne.
L'enfant va bien, il avait "juste" 4 tours de cordon autour du cou.

        Une autre patiente, primipare à qui j'avais expliqué que lorsqu'elle voudrait une péri elle me demanderait mais que je ne lui reproposerais pas.
Le travail se fait bien.
A un moment début de ralentissements, rapides, brefs, qui remontent en 1 seconde au rythme de départ. Typiques des ralentissements du à un cordon. Le bébé va bien par ailleurs.
J'examine, la dilatation n'est pas encore complète (je crois me souvenir à 5-6). Je suis à deux doigts d'appeler le gynéco quand ma collègue me propose de mettre un antispasmodique pour faire "lâcher le col". Je ne suis pas convaincue mais on peut essayer.
Les ralentissements ne sont pas toujours présents, le rythme est bon autrement, le liquide est clair.
Puis, une autre dame arrive pour accoucher (1 heure après son arrivée d'ailleurs). Je ne gère donc plus trop ma patiente que ma collègue fera pousser quand je serais occupée à côté.
01h30 après, je reviens (entre deux, j'ai fait quelques tours ). Elle est à 8. ça n'avance pas comme il faudrait je trouve.
Le liquide est toujours clair, à 4 pattes le rythme ne ralentit pas du tout, le liquide est clair.
Si j'appelle le gynéco maintenant, il stressera tellement qu'elle aura une césarienne sous anesthésie générale. J'ai donc logiquement envie de mettre une péri avant.
On teste la position assise, le bébé va bien.
On pose la péri.
Ma relève arrive, je lui explique la situation, on va voir la dame. Le gynéco entre à ce moment.
Il voit le rythme, stresse pour lui, stresse les parents qui étaient très calmes, très bien. Prends la sonde des mains de la sage-femme car il trouve qu'elle ne va pas assez vite, piétine sur place, etc...
La maman part au bloc en pleurs, le papa l'attend en pleurs aussi.
Dans cette panique, elle a donc sa césarienne...sous anesthésie générale (alors je suis dégoûtée) car elle sentait encore un peu et pas le temps d'attendre...!!
Le bébé va bien, il avait aussi 3 tours de cordon.
Evidemment une grosse différence de vécu de la césarienne....
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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Lundi 21 avril 2008
   Je fais mon tour du soir et dans le service, 2 dames avec qui je m'arrête plus longuement.
       La première veut donner son lait mais ne supporte pas le contact du bébé au sein. Elle tire donc son lait. "Ce sont mes seins, pas ceux de mon bébé, aurait-elle lâché après la naissance."
Quand je discute avec elle, elle me dit que ça lui fait mal quand le bébé tète mais que le tire-lait ça n'est pas mieux niveau sensation. Du coup, elle est quand même embêtée. Surtour qu'elle ne tire pas grand chose.
Je lui demande si je peux lui montrer le massage aréolaire mais elle ne veut pas trop car elle a peur que je lui fasse mal. Alors je lui explique avec quelques gestes. Mais elle a du mal à reproduire et rien ne sort.
Finalement, elle me laisse essayer sur elle. Quelques gouttes sortent.
Je lui explique que ce tire-lait est à mon sens pas très efficace (je ne lui dit pas mais j'ai testé sur moi et je l'ai trouvé très nul), que les douleurs de début doivent cesser au bout de quelques jours (je donne mon exemple). Je lui conseille alors de continuer les massages aréolaires pour faire sortir qqes gouttes que nous donnerons à son bébé. Et ça pourra l'aider à apprivoiser toutes ces sensations d'allaitement.
Quand je reviens quelques jours après, j'apprends qu'elle est partie, heureuse d'allaiter son bébé au sein...

     La deuxième dame, chez elle tout va bien, tout est parfait : le bébé prend bien, pas de douleur, etc... On discute un peu de tout, allaitement, couches lavables, liniment, etc...
Mais elle aura préférer arrêter l'allaitement le lendemain. Je ne sais pas pourquoi.

    Et puis à côté, il y a celles qui ne veulent allaiter qu'à la maternité "jusqu'à ce que ça fasse mal", d'ailleurs, la nuit on donne des biberons pour qu'elles se reposent.
Celles qui n'allaitent pas mais qui ont des montées de lait, celles qui allaitent mais qui ne veulent pas donner "trop", dont la montée de lait est tardive mais qui ne veulent pas stimuler plus ou alors elles "n'y ont pas pensé dans la journée", celles qui voudraient allaiter mais qui ont eu recours à la chirurgie mammaire (dans certains cas, le lait ne peut plus s'écouler) .

Plein d'histoires différentes. Et moi j'aime bien les histoires de lait.

D'ailleurs, elles sont toutes encouragées à faire le "don de colostrum" : première(s) tétée(s) riches en nutriments, anticorps, bonnes bactéries qui iront coloniser l'intestin, riches en amour...

   J'aime bien comprendre alors pourquoi certaines femmes ne veulent pas donner cette première tétée? Je serais curieuse de connaître la réponse. Si vous passez par là, vos commentaires sont les bienvenus.
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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Vendredi 18 avril 2008
Un jour je me dis que tel sujet ferait un bon article, un autre qu'il faut absolument que je vous raconte que...
Parfois je me dis que non, mes propos risqueraient d'être détournés, que l'envie et le temps ne sont plus tellement au rdv...
Voilà le pourquoi de mes longues absences.
Mais continuer de lire le blog de  lilita . Je l'aime bien !

Je voulais également vous conseiller de lire les ouvrages de Michel Odent. Le premier que j'ai lu, qui n'est plus édité m'a séduite par sa simplicité à se lire et l'évidence de ses propos : Votre bébé est le plus beau des mammifères. En le lisant pendant ma grossesse, je me suis dit que c'était l'ouvrage que devraient lire les femmes enceintes plus que n'importe quel article de magazines parentaux.
Je suis allée récemment à une de ses sénaces d'in-formations comme ils disent et j'ai beaucoup apprécié la façon de travailler de Liliana qui l'accompagne, doula.
Et même si le phénomène de doula fait peur et fait parler en France, il faut admettre que son approche de la naissance est tout à fait positive et me correspond vraiment.
Alors un jour, je vous ferais un compte-rendu de tout ça....;)

Bon, ma fille pleure, je vous laisse pour l'instant

Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs
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Samedi 15 mars 2008
Je ne poste pas beaucoup, très occupée par ma petite fille qui grandit si bien (et qui m'en voudrait?!) mais je pense à vous, ce soir alors que je suis de nuit. Voici 2 coups de fil récents au numéro de la salle d'accouchements :

" - bonjour madame, je suis désolée de vous déranger mais j'aimerais vous poser une question si vous pouvez me renseigner.
- oui dites moi
- voilà, mon fils présente des plaques rouges sur les cuisses depuis peu et je me fais du soucis.
- ah ?
- oui avant il n'avait pas ça
- quel âge a-t'il?
- 7 ans  
- !! euh...
- en fait je vous demande car on m'a dit que ça pouvait être la leucémie. "

" - bonjour, je m'excuse de vous déranger, c'est pas du tout par rapport à la maternité. Mon fils ne se sent pas bien ce soir et on m'a dit au collège qu'au moindre problème je devais consulter, sauf que j'arrive pas à joindre les urgences.
- peut-être devriez-vous faire le 15 ou venir directement aux urgences ?"
Je passe les détails plus personnels.

Des appels comme ça, ce n'est pas si rare.

Oui, j'entends bien l'inquiétude de ces mères mais je me demande toujours pourquoi est-ce nous qu'elles appellent ? J'aime penser qu'elles ont été si bien accueillies voire maternées....
Imaginez que je sois au milieu d'un accouchement, ou en train d'essayer de joindre un médecin de toute urgence ou que sais-je encore....Pourquoi appeler à ce numéro?
Enfin, je le prends comme un compliment ! ;)
Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs
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Jeudi 21 février 2008
oui c'est vrai, cela fait pas mal de temps que je n'ai pas écrit...c'est gentil de me rappeler à l'ordre ! ;)
ça va toujours bien. Je suis allée à un débat autour du film "le premier cri" mais comme je n'ai pas vu le film, je ne peux pas encore vous proposer un post dessus. Cela dit, les questions abordées ont été très intéressantes et du coup je trouve dommage qu'il n'y ait pas ce même débat pour chaque projection, partout en France.
On m'a également proposé de participer à une émission de radio...mais je travaille ce jour là héhé.

Côté boulot, j'ai pensé à vous car  je suivais une dame, un premier, tout allait bien. Au moment de l'expulsion, le bébé allait bien mais le périnée retenait pas mal la tête. J'ai laissé faire un moment, le temps qu'il s'assouplisse . C'est un peu comme si la tête était  dehors, recouverte par le périnée (enfin, j'exagère un peu). Et comme je ne captais plus le coeur dans cette position, j'ai du me résoudre à couper au bout de quelques minutes.  Et à peine commençais-je, que "comme par hasard", la  patiente reprenait la poussée, le périnée se dégageait et son bébé naissait. J'ai donc arrêté mon geste après une entaille d'environ 1cm.

J'aimerais également vous parler du projet de naissance, côté soignants, il faut que je trouve le temps...

Côté patientes je suis gâtée :  un faire-part du couple qui me demandait si je passerais les voir. On a pris rdv, mais j'étais malade donc j'ai annulé en laissant un message sur le répondeur et je n'ose  pas rappeler, j'aurais trop l'impression de m'imposer. Mais en même temps je suis gênée d'avoir annulé à la dernière minute.
Un autre couple qui me laisse une merveilleuse boîte de chocolats (vraiment ils étaient délicieux...) en partant, alors que je n'étais pas là le jour de leur départ. Et plus tard, une photo avec un petit mot.

Vous me demandiez comment dire merci à une sage-femme...mais moi comment je dis merci en retour ??

Et j'ai également appris une bonne nouvelle : ils ont eu un fils il y a quelques mois, ailleurs, autrement, et en bonne santé. Plus le temps passe et plus je me rends compte que je ne pourrais jamais oublier. Je suis vraiment très heureuse pour eux.


Allez, à bientôt pour un vrai post !! :)


Par Llythie - Publié dans : Mes humeurs
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Jeudi 31 janvier 2008
Je me suis toujours demandé si ça m'arrivait "réagirais-je à temps?" . Est-ce que je ne perdrais pas de temps avec des gestes inutiles? Est-ce que je ne m'affolerais trop tôt, trop vite ?

J'ai eu quelques bradycardies, mais c'était toujours après mon passage dans la salle et quand je revenais, c'était fini, le rythme était à nouveau bon.

Mais  cette fois, j'étais là.  Je voyais bien que depuis la pose de péridurale, le rythme n'était plus le même. Toujours bien, mais différent. A peine quelques amorces (et encore) de probables ralentissements.
Et là, sans crier gare,  la bradycardie. La grosse bradycardie, celle qui descend tellement bas que le monito trace un trait plat (en dessous de ses limites); ce que je verrais après. Le gynéco me dira après qu'à l'écho il ne voyait presque plus battre le coeur.
ça n'a fait qu'un tour dans ma tête "tant pis si on pense que j'en fais trop, je le fais" Je n'ai pas pris le temps de voir si ça allait remonter (ou alors 10 secondes): arrêt du synto, oxygène, sonde à demeure, appel du gynéco, du bloc, de tout le monde pour une césarienne.
Le stress monte pour tout le monde, j'ai du mal à  ouvrir le pack de sonde...

On emmène la dame au bloc. "Dépêchez-vous, on s'en fout du lavage des mains"

Et la pédiatre qui  n'a pas encore traversé le couloir . Et moi qui prie pour ne pas faire une méga réa, seule.

7 minutes après le début de la décélération, 7 minutes après que j'ai tourné la tête alertée par le coeur qui ralentissait, il était là.

En pleine forme.
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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Dimanche 13 janvier 2008
Et oui, en ce moment c'est très très calme. Mais à en croire  les tiroirs surchargés de dossiers, ça ne devrait pas trop durer !

Pour en revenir à l'article précédent,  il s'agissait plus de questionnements que de réels doutes.
Dans ce cas, je jugeais l'épisio inutile, la dame en voulait une et si je n'avais pas coupé, peut-être aurais-je bien fait.
Mais si ça avait été l'inverse ? Elle n'en aurait pas  voulu, je l'aurais estimée nécessaire et j'aurais coupé. Aurai-je bien fait ? Pourtant, c'est le même questionnement.

Après avoir réfléchi sur le sujet j'en suis venue à la conclusion que (attention tenez-vous bien c'est très recherché) :
c'était finalement cela mon travail de sage-femme,  savoir ou essayer de faire au mieux.

D'où les diverses pratiques car "le mieux" pour une (sf) n'est pas le mieux pour l'autre.

Bref,  après  cela, le sujet du jour : le pouvoir de l'esprit (tadam)

On ne le dit jamais assez, c'est la femme qui accouche, pas son médecin...c'est donc à elle et son bébé de travailler.

Ainsi, j'ai suivie une dame en début de travail qui  aurait aimé attendre le retour de son mari (le lendemain) pour accoucher. Je lui ai répété, qu'elle n'accoucherait pas avant son retour . Ce que je ne savais pas, c'est que ma collègue de la veille lui avait tenu le même discours.
Et au fur et à mesure de la journée, ses contractions se sont espacées pour enfin s'arrêter.
Elle est donc rentrée chez elle,  a retrouvé son conjoint et est revenue accoucher le soir....

   Des exemples comme celui-ci, il y en a plein. Que ce soit sur une date d'accouchement, un besoin de pause dans le travail avec arrêt puis reprise des contractions quand la mère l'a souhaité, un bébé qui ne descendait pas avant que sa mère lui demande, un col qui résiste car la mère ne peut "laisser son bébé naître" pour diverses raisons, etc...
Aujourd'hui, je peux aussi rajouter mon exemple :  pour diverses raisons matérielles et perso, je ne voulais surtout pas accoucher après le 23 janvier. C'était la dernière limite. Ma fille aura donc 1 an le 23...ça ne m'étonne pas, sachant que je faisais souvent les choses à la dernière minute.

On peut dire ce qu'on veut, pure coïncidence ou pas, en tout cas, j'y crois bien plus qu'au pouvoir  de la lune...
Alors n'hésitez pas, parlez à votre bébé avant, pendant le travail...

Je finirais sur une remarque que j'ai beaucoup aimé d'une sage-femme :  elle ne parle pas de  " faux travail" mais explique que  l'un (bébé ou maman) est surement prêt pour la naissance alors que l'autre non.


(sur ce, je vais me coucher, j'ai un  peu de mal à écrire ce soir..)
Par Llythie - Publié dans : llythie : mon boulot
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